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À la rencontre de ...

Enfant déjà, Emmanuelle Guiho voulait être fermière, avoir des chèvres.
Le chemin ne fut pas direct, passant par des études supérieures en environnement et aménagement du territoire, un premier travail d’urbaniste paysagiste, puis au gré des pérégrinations, par des « emplois ponctuels », du contrôle laitier aux remplacements d’institutrices…
Tout a changé lorsque la maison recherchée s’est avérée être une ferme « en fin de vie ».
La suite a été une épopée pour Emmanuelle et son mari : la production d’agneaux, la naissance de leurs trois enfants, la recherche d’autonomie alimentaire, et maintenant l’élevage de chèvres angora pour la laine mohair.
Le rythme est soutenu, le travail énorme, les décisions vites prises et concrétisées : « C’est intense, mais c’est une vie choisie et nous avons encore plein de projets… »

 

 

 

Mohair Du Maine Carré ©emmanuelle Guiho (5)Mohair Du Maine Carré ©emmanuelle Guiho (5)
Emmanuelle Guiho

« J’ouvre les portes de la Ferme du Mohair du Maine parce que les gens veulent voir mes chèvres, savoir comment je travaille. Mais je suis avant tout une éleveuse soucieuse du bien-être animal, qui vit de sa production. Ces visites se font sur rendez-vous parce qu’elles s’inscrivent dans la vie de la ferme. Je présente d’abord l’élevage des agneaux, peu connu, et rare désormais, puis nous poursuivons avec la présentation des chèvres et de l’atelier laine. J’accueille un public avant tout familial avec lequel nous parlons aussi bien des préoccupations des éleveurs que de l’évolution des modes de consommation ou des habitudes vestimentaires. »

Elle aime
  • LA PERFECTION DANS LE TRAVAIL
  • LE CARACTÈRE VRAI DES ANIMAUX

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LA RENAISSANCE D’UNE FERME

L’histoire d’Emmanuelle et de sa famille est aussi celle d’un enracinement et de la renaissance de la terre de Brisanne (La Bazouge-de-Chémeré), « sur des sols difficiles à travailler, dans un fond de vallée entouré de coteaux ».
Le lieu les a séduits mais pour y faire quoi. Pourquoi pas élever des moutons, comme ceux des paysages de son enfance, sur les « herbus » de la baie du Mont-Saint-Michel.
Au départ, 80 brebis et 28 hectares, aujourd’hui 550 brebis et 85 hectares qu’Emmanuelle a pu réunir lorsqu’elle est devenue officiellement agricultrice.
L’élevage produit des agneaux viande en démarche qualité, qui seront commercialisés pour partie pour les enseignes locales de la grande distribution avec le mouvement « les éleveurs auprès de chez vous ».
Et peut-être aussi bientôt de la vente directe : le mari d’Emmanuelle a trouvé le temps de passer son CAP de boucherie…

« NE PAS VIVRE QUE DANS SON TRAVAIL »

« L’agriculture, c’est prenant, mais on ne peut pas vivre que dans son travail, entre professionnels. J’avais besoin de me nourrir d’autres choses, d’une ouverture aux gens. »
La découverte fortuite des chèvres angora et la rencontre avec Marie-Madeleine Fougeray, pionnière de cette production en Mayenne, ont fait le reste.
Les deux femmes ont dialogué, fait quelques marchés ensemble, puis Emmanuelle s’est lancée à la retraite de Mme Fougeray : « C’est un marché de niche, il n’était pas question de la concurrencer. »
De 8 chèvres en 2017 à 60 aujourd’hui, un atelier laine à la ferme, la vente et le contact avec le public composent « une activité complète qui me permet aussi de cultiver ma fibre créatrice. »

« L’ATTACHEMENT À L’ANIMAL »

« Quoiqu’on en pense, les éleveurs aiment leurs animaux. Nous ne sommes pas simplement des producteurs.
Nous accompagnons nos animaux depuis leur naissance et tout au long de leur vie, nous y sommes réellement attachés.
La relation à l’animal est très riche. L’élevage exige de l’attention.
Chèvres et moutons sont des animaux très résistants et lorsqu’ils tombent malades, c’est presque déjà trop tard. Nous faisons donc beaucoup de prévention, de suivi. »

« LES MAYENNAIS : SIMPLES, ACCUEILLANTS, GENTILS »

« Je suis originaire de la lisière normando-bretonne et j’ai vécu dans de nombreux départements du Grand-Ouest.
Les hasards de la vie professionnelle nous ont conduits en Mayenne et c’est là que nous avons choisi de nous arrêter.
Les gens y sont simples, accueillants, gentils.  Je me suis toujours sentie étrangère ailleurs, pas ici. J’ai été adoptée rapidement.
Je m’aperçois que nous sommes nombreux dans ce cas. Près de chez moi, se sont installés deux Parisiens, un Écossais… Des gens qui peuvent être de passage décident de rester parce qu’ils trouvent ici une humanité assez particulière. »

Les engagements d'

Emmanuelle

 

J’ai à cœur de défendre mon métier et ses valeurs alors je prends mon « bâton de berger » et je vous accueille avec plaisir et gratuitement sur ma ferme.

Je partage avec vous mon quotidien : découvrir ce qu’est une vraie ferme, qui nourrit, qui habille et qui produit ; vous permettre de toucher l’essentiel, comprendre les enjeux de l’équilibre naturel et vous apporter des éléments de réflexion sur les modes de consommation.

J’aime me représenter notre ferme comme un « grand jardin ». Nous sommes autonomes.

Nos chèvres et nos moutons mangent les céréales, l’herbe, le foin et dorment dans la paille issus de la ferme.

Un de mes plus grands plaisirs, c’est de plonger mes doigts dans le mohair de mes biquettes, de les câliner, et d’imaginer les plus belles manières de sublimer leur magnifique toison et de faire honneur à ce qu’elles offrent à travers mes créations.

 

 

 

Emmanuelle

Son lieu favori en

Mayenne
Les Jardins Des Renaudies Colombiers Du Plessis Cp Mayenne Tourisme 1920pxLes Jardins Des Renaudies Colombiers Du Plessis Cp Mayenne Tourisme 1920px

« Le paysage mayennais, ni dégradé, ni délaissé ; une campagne habitée, vécue, entretenue. C’est un plaisir renouvelé chaque jour de mesurer cette symbiose entre l’habitant et son paysage. Si je dois choisir un site, je dirais le Jardin des Renaudies qui illustre bien cette humanité. »

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